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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 14:08

Si c’est bien dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes… le Service civique est le mauvais potage d’une casserole neuve.
Et c’est Martin Hirsch qui s’y colle.
Après le RSA, une usine à gaz à laquelle personne je dis bien personne ne comprend vraiment quelque chose si ce n’est que ce mécanisme est destiné à remplacer, et a remplacé, le RMI dont le “I” d’Insertion n’a jamais fonctionné, l’ancien patron d’Emmaüs est à nouveau au service de notre Gouvernement au service des riches, pour présider l’Agence du Service civique.
C’est au milieu des années 90 du siècle dernier, que les sophistes et autres démagogues de toutes les sortes, se sont emparés du Service militaire républicain, démocratique et économiquement rentable pour les Armées, ainsi et surtout, puisqu’on parle de casserole, le merveilleux chaudron où se cuisinait l’identité nationale. Il s’en emparèrent, ces politiciens à la petite semaine, pour le remplacer par « quelque chose de plus adapté aux temps modernes que vit notre société ». Ils ne le remplacèrent pas. Il supprimèrent sans rien apporter de nouveau.
Car il n’y avait rien à apporter de nouveau.
Le Gouvernement de Vichy au doigt et à l’œil de l’Europe Nouvelle et Nazie, avait créé les Chantiers de Jeunesse pour remplacer un service qui nous était interdit.
Ni Chirac ni Balladur ni Juppé ni Jospin n’eurent autant d’imagination. Et les Militaires durent creuser le déficit (qui… lorsqu’il s’agit des armes ne se calcule pas alors que la Santé est soumise aux comptables !…) afin de remplacer à très grands frais les compétences perdues des Appelés.
Et la France et la République et son peuple, perdaient ainsi le devoir démocratique d’être prêt à se battre pour la Nation. La gloire éventuelle… banalisée et offerte aux petit peuple… le devoir de “servir”, imposé à tous et à toutes, même à ceux qui attendent en bas de leur immeuble leurs 25 ans qui ouvrent droit au RMI, au RSA aujourd’hui… Le mélange, au moins théorique et souvent réalité, du fils du riche et du fils du pauvre dans la même chambrée… tout cela faisait brouillon, vieux jeu, pas suffisamment démagogique pour nos dirigeants au doigt et à l’œil de l’Europe Nouvelle et Ultralibérale.
C’était le 19 fructidor de l’An VI, c’est-à-dire le 5 septembre 1798, sous le Directoire, que Jean-Baptiste Jourdan, vainqueur de Fleurus, lors d’une séance à l'Assemblée des Cinq-Cents, fit voter la loi qui instituait la conscription et le service militaire obligatoire. L'article premier affirmait que… «Tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie ».
Que pourrait-on dire de mieux aujourd’hui, et en si peu de mots ?!
La guerre n’était donc désormais plus celle de mercenaires qui se payait sur les territoires conquis, de nobliaux qui courraient au combat, c’est-à-dire à la gloire et à la mort, afin de payer par leur sang leur dette, celle de l’honneur et de l’oisiveté…
La Révolution banalisait donc un privilège. Il est normal que nos dirigeants politiques, bourgeois sans noblesse aucune, voire boutiquier dans l’âme, aient vu dans ce récif historique, une injure à l’ordre nouveau, celui du piston et du pognon. En effet, nos nouveaux “nobles”, s’ils ont l’oisiveté, n’ont pas d’honneur ni aucun désir de payer leurs dettes envers le petit peuple !
Les Témoins ont-ils “lobbiyé” afin de supprimer une obligation qui leur est interdite par Jéhovah Soi-Même ? Peut-être… Après tout, en France, on ne demande pas la religion d’un dirigeant politique.
Ce qui est certain, c’est que cette mesure, “démocratique”, était “populaire” et devait donc apporter les nombreuses voix de cette « Jeunesse française qui avait d’autres devoirs désormais ». Jeunesse qui en effet a le devoir de passer tous les quinze jours à Pôle Emploi afin de vérifier qu’il n’y a toujours pas de travail pour elle, malgré une compétence musculaire ou universitaire certaine ! Jeunesse qui donc n’a pas apporté sa voix car elle n’a plus de voie où marcher, où aller, où vouloir. Voter, c’est aller quelque part. C’est vouloir quelque chose. Nos dirigeants ne veulent pas que nous voulions quelque chose ni que nous allions quelque part. Ils ne nous parlent plus du futur, sinon, celui, triste, de nos retraites. Mais ils désirent, résolument et avec une ferme détermination, que nous ne fumions pas que nous soyons attachés dans nos voitures que nous achetions un ticket de métro que nous sortions couverts que nous mangions cinq légumes par jour et que nous ayons accepté de remplacer des augmentations de salaires par des crédits à la consommation.
Charles Martel se dit qu’il aurait pu ne pas…
Jeanne d’Arc regrette ses moutons et les Anglais !
Péguy et Bernanos en pleurent, même au Paradis !
De Gaulle s’en retourne !


Rodolphe Clauteaux

Par L'Itinérant
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 14:06

L’Effet papillon”, bien connu, fut “découvert” par  un théoricien de la météorologie. En 1962. Edward Lorenz s’était attaqué à l’équation de Navier-Strokes. Une équation qui tentait de résoudre un phénomène d’une complexité inextricable, les mouvements de l’atmosphère. C’est-à-dire le temps qu’il fera demain. Mais cette équation a besoin d’une infinité de données, la plupart inaccessibles. Or donc, Navier-Strokes était une équation sans solution.
Edward Lorenz décida de simplifier le problème, et réduisit la fameuse équation impossible, à un calcul ayant trois variables au lieu de l’infinité précédente.
Dans cette “atmosphère lilliputienne” réduite à trois variables, Lorenz put alors faire tourner son primitif ordinateur, on était en 62… et calculer des solutions censées décrire le climat. Il constata alors “expérimentalement” que la moindre modification dans “son” atmosphère, par exemple 0.0000001 (un dixième de millionième) d’humidité en plus ou en moins au-dessus de Djakarta, entraîne un changement considérable dans l’atmosphère et cela après un temps relativement modeste.
C’est le phénomène de la « dépendance sensible aux conditions initiales ». Ce qui veut dire qu’un battement d’aile de papillon en plus ou en moins dans la jungle brésilienne, provoque, ou pas, un cyclone sur les côtes indonésiennes…
C’est le fameux “Effet Papillon”.
Là, aujourd’hui, le papillon, il se promène entre les colonnes du Parthénon. Et les cyclones de la semaine passée, ils ont dévasté les bourses mondiales. Tellement typhoniques, ces tempêtes, que les “leaders européens”, ont passé au moins une nuit blanche dans les sinistres bunkers de l’Union européenne à Bruxelles, « nous devions rassurer les marchés ».
Or… pourquoi devoir “rassurer les marchés”, alors que l’“Europe”, n’a pas de déficit commercial, n’a qu’une dette globale “symbolique” si on la compare à celles du Japon ou des USA ? Alors que les “ménages européens” épargnent au contraire des “ménages américains” ? Alors que les déficits des Etats souverains de l’Union sont deux ou trois fois inférieurs à ceux de l’Amérique, du Japon ou du Brésil…
Mais si si, il faut “rassurer les investisseurs”…
Parce que lorsqu’un pays sous-développé a besoin de l’argent du FMI, il doit prendre les “conseils” qui vont avec et s’exécuter quant à ses “ajustements structuraux”. Parmi ceux-ci, la dévaluation de sa monnaie, des économies drastiques qui ressemblent à ce “plan de réduction des dépenses de l’Etat français” qui n’est pas un “plan de rigueur”, mais non mais non.
L’Europe s’est donc mis à ressembler, pour les marchés, à un continent sous-développé ayant eu besoin du FMI… Ce qui n’est pas rassurant.
Parce que si l’année dernière on a mis des centaines de milliards, rien qu’en France, pour “sauver nos banques”, et cela, entre la décision et la mise à disponibilité des fonds de l’Etat, en moins d’une semaine, il aura fallu plus de trois mois pour rassembler, péniblement, 110 milliards d’euros, sur trois ans. Et encore, avec l’aide du FMI !
Parce que l’on découvre, que sa “faillite”, la Grèce la doit à des gouvernements de droite, libéraux, qui ont caché la réalité des comptes afin de faire entrer leur pays dans la Zone euro.
Parce que l’on découvre que cette dissimulation eut pour complices des banques grecques et pas grecques, mais créancières de la dette grecque !
Parce que l’on s’aperçoit que l’Italie, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, et bientôt la France, sont en passe d’avoir, aussi, des problèmes pour payer de leurs dettes, les échéances à venir.
Le “on” des quatre ou cinq paragraphes qui précèdent, étant “les marchés”, c’est-à-dire ces infâmes spéculateurs de ces infâmes “fonds souverains”, alimentés par la fameuse “veuve de l’Iowa”, qui y a placé ses économies pour sa retraite.
Obama se dit « très préoccupé par la situation en Europe », Lula da Silva, président brésilien déplore « le temps qu’a mis l’Europe à secourir la Grèce ». Et nos “leaders”, après leur nuit blanche, créent un “fonds d’urgence”, afin d’aller plus vite la prochaine fois.
Les 1000 points de chute de Wall Street du vendredi 7 mai, les 12 ou plus pour cent perdus la même semaine à Paris… n’annoncent pas, rassurez-vous le Grand Krach que prédisait dans ces pages, l’économiste Pierre Larrouturou. Non. Tranquille. Dormez braves gens. Y’aura pas de prochaine fois !
Ces chutes des bourses, n’annoncent que le commencement de la fin d’un système basé sur le “toujours plus”, sur la “croissance”, sur la “mondialisation des économies”. Ces mini krachs annoncent également, on peut toujours l’espérer, la décroissance, et la “démondialisation”. C’est-à-dire une reprise du politique sur l’économique. Ils nous disent aussi que, malheureusement, et “en attendant”, l’Europe nous est devenue indispensable.
Indispensable aux peuples européens réunis sous le parapluie de l’euro.
Un parapluie commun, qui n’aura jamais l’efficacité de l’imperméable individuel d’une Nation souveraine.
Rodolphe Clauteaux

Par L'Itinérant
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 14:05

Les Grecs ont gagné le yoyo, en bois d’euro. Ils sont préservés de la faillite, grâce à l’Europe, à l’euro, et au FMI. Comme un pays d’Afrique, ils vont avoir droit aux “mesures d’ajustement structurel”. Ce qui veut dire qu’ils vont se serrer la ceinture. Pas tous, heureusement. Les gros auront le droit de rester gras. Non, ce sont les petits Grecs, les déjà maigres, qui vont devoir maigrir. Mais ça leur fera du bien. La graisse, c’est pas bon pour le cholestérol. Ou l’inverse.
Et ce ne sont pas “les” Eglises grecques qui paieront la note. Ce ne sont pas les riches. Ce sont les salariés, les retraités, les fonctionnaires. Eux, on sait combien ils gagnent. Ils sont faciles à piéger. Ils ont une fiche de paie ou un bulletin de pension.
Et l’Europe, et le FMI, ils veulent récupérer leurs billes. Les fiches et les bulletins, ça aide à pister.
Mais si les Grecs sont dans la mouise, nous aussi on y sera. C’est d’ailleurs pour ça qu’on est si gentils avec eux.
L’Espagne, le Portugal, l’Irlande et… la France, sont les prochains sur la liste des mauvais élèves de l’ultralibéralisme bruxellois et merkelien. Et les 110 milliards en trois ans que l’Europe et le FMI vont verser dans les caisses de l’Etat grec, ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan de dettes sur lequel les Etats européens susmentionnés naviguent depuis une vingtaine d’années.
Après le « enrichissez-vous » du XIXe siècle, qui s’était terminé par l’apocalypse de l’Affaire du Canal de Panama, ce fut le « “Endettez-vous !”, ça évitera [à nos amis les gros. NdlR] d’avoir à augmenter vos salaires ! »… que nous ont prêché tous nos gouvernements depuis vingt-trente ans. Depuis qu’il faut « aimer l’argent » !… Un amour que nous ont enseigné les années Mitterrand…
Les Grecs ont suivi ce conseil. Les Grecs publics, et les Grecs privés. D’où les 120% et quelques pour cent du ratio dette/PIB grec.
Cela dit, est-ce que le “plan” de la Troïka, c’est-à-dire de la France, de l’Allemagne et du FMI, va résoudre le problème de la dette grecque ? Probablement pas.
Tout d’abord, parce que lorsqu’un pays, en général “sous-développé”, passe sous les fourches caudines des “ajustements structurels”, il change immédiatement la parité de sa monnaie, ce qui s’écrit en meilleur français une “dévaluation”, afin de favoriser ses exportations, et donc de gagner plus d’argent en devises, et donc ensuite de payer plus facilement sa dette. D’abord parce qu’il a de l’argent en devises, ensuite parce qu’une partie de sa dette (la “privée”) est en général en monnaie nationale et qu’il paie alors avec de l’argent dévalué. Et donc paie “moins”. Mais cette mécanique est interdite à la Grèce, parce qu’elle a le bonheur de faire partie de la Zone Euro et donc de ne plus avoir de monnaie nationale.
Ensuite… la mécanique qu’imposent les 110 milliards d’euros prêtés à la Grèce, avec les serrages de ceintures que l’on sait, l’appauvrissement général de ses citoyens, va évidemment faire diminuer la consommation intérieure. Et comme conséquence va diminuer le taux de croissance intérieure. Et que donc, malgré l’augmentation des impôts des salariés et des retraités, malgré l’augmentation de la TVA, de l’alcool, et autres denrées “alimentaires”, l’argent ne rentrera pas dans les caisses de l’Etat. D’autant plus que par un effet automatique, si la dette diminue moins vite que le PIB, ce qui sera le cas, le ratio dette sur PIB augmentera mécaniquement.
Et il y eut des précédents, par exemple l'Argentine de la fin des années 90, qui ne s’en est sortie que par une “restructuration” de sa dette. Ce qui s’écrit en bon français qu’on en a annulé une partie et qu’on a baissé les taux d’intérêts du reste. Ce qui devrait, étant donné la chute du PIB grec prévue de 4% en 2010, contre les 2% calculés, être la solution. Solution logique et humaine, mais qui a l’immense inconvénient d’être logique et humaine, c’est-à-dire absolument pas ultralibérale.
En tout cas, on l’a échappé belle, nous, ceux du Sud de l’Europe. Les à moitié développés. Les pagailleurs de comptabilité nationale. Les déficiteurs de PIB. Les amateurs de “contrat social”. Les amoureux de l’“Etat providence”. On l’a échappé belle parce que ce qui est arrivé à la Grèce, va nous arriver à nous aussi. Va arriver au Portugal, à l’Espagne, à l’Irlande, et à nous, à la France. Mais comme on a vu ce qu’on a imposé aux Grecs, on ne se laissera pas faire. Nous passerons tout de suite à la “consolidation de notre dette”, ce qui s’écrit en bon français, “restructuration de la dette”. Cequi fera de nous les égaux de n’importe quel pays sous-développé, ce qui sera bien fait pour nous et sera la preuve par l’absurde de l’absurdité de l’absurde idéologie ultralibérale qui règne à Bruxelles autant qu’à Washington autant qu’à Berlin, tout autant qu’à Paris.
Le Paris de MM. Mitterrand, Chirac et Sarkozy.
Celui de l’amour de l’argent.
Rodolphe Clauteaux

Par L'Itinérant
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 14:03

Sommes nous donc si fragiles ?! Suffit-il d’un petit volcan niché au bord d’une petite île atlantique, bien au nord de chez nous, lointain, solitaire, pour que tout se paralyse ?!…
28000 vols annulés chaque jour, des milliers d’avions et leurs équipages au sol, sept (7) millions de passagers plus passagers… 350 millions d’euros perdus chaque jour, 100 millions rien que pour Air-France-KLM… 200000, 300000 Français en rade un peu partout sur le globe, les hôtels pleins de ceux qui ont les poches encore pleines, sinon, des gymnases ouverts en urgence dans le 95 et le 93 !… Les voyageurs devenus SDF !… et les préfets des départements des aéroports Charles-de-Gaulle, du Bourget et d’Orly, devenu GO, Gentils Organisateurs !…
SDF… Enfin pas tous. La Grèce et son festival d’Athènes auront valu à leurs hôtes français “Importantes Persons”, un traitement spécial grâce à notre ambassadeur… retour en avion spécialement affrété, pilotes kamikazes et bien payés.
On ne voyage pas tous à la même enseigne !
Mais la Pologne a enterré son président toute seule. Ce qui nous fait dire qu’entre nous soit dit notre président aurait pu faire un effort. La Pologne, on l’a déjà abandonnée une fois, en 39. Et là, pour l’aider, dans son Panthéon, à sécher ses larmes, on n’y était pas non plus. Un avion à hélice, de l’armée, il aurait pu faire le trajet. Ou même, un “train spécial-chef-d’Etat”, un TGV pour VIP… Et même pourquoi pas un convoi automobile !
Mais non. On a laissé Poutine et Dimitri tout seuls avec leurs anciennes victimes, et ils en furent bien contents.
Le fol Eyjafjöll, ce volcan islandais qui a parsèmé le ciel européen de ses cendres, a donc stoppé toute activité économique et même politique, internationale.
Et son nuage s’en est allé ensuite vers l’Amérique du Nord !… Ce qui fait que les avions d’ici qui pourront repartir après demain là-bas, ne pourront plus bientôt y atterrir et que donc ils resteront ici.
Colossale fragilité de notre société de ce XXIe siècle.
Parce qu’une fois que le volcan islandais se sera rebouché, un virus informatique russe ou chinois un peu mieux conçu que les autres, paralysera le trafic financier, rendra muettes nos cartes de crédit, mettra à zéro nos comptes en banque. Et n’oubliera pas de vider les fichiers informatiques de nos hôpitaux détruisant les dossiers des malades… Non compris un petit astéroïde, qui, sans “supprimer toute vie sur Terre”, laissera un énorme nuage de débris dans l’atmosphère, rendra sourd les satellites et aveugles nos télévisions !…
Les espèce animales disparaissent, la “diversité” s’appauvrit. Les Ecolos hurlent au génocide. Et zont bien raison. Mais le plus fragile de tous les animaux, la plus “en voie de disparition” de toutes les espèces, ne serait-ce pas la nôtre ?!
Un lointain volcan, qui perce un glacier, un volcan qui n’a fait que quatre éruptions au cours de son existence historique, dont la dernière il y a plus d’un siècle et demi, en 1820… et plus personne ne va plus ailleurs ?!
Allons ! Ne serait-il pas temps de penser nos sociétés différemment ? N’est-il pas venu l’âge de la sagesse ?
Non, il n’est pas “temps”. Et l’âge de la sagesse… il ne sera jamais donné aux humains que nous sommes.
Il faudra du pétrole à 500 dollars le baril, et notre litre de diesel ou d’essence à 10 euros, pour que nous consentions, enfin, à descendre dans la rue marcher à pied. Non pour aller au boulot, mais pour faire la révolution.
Et obtenir plus de justice, c’est-à-dire une meilleure répartition des richesses. Des richesses qui seront en diminution, il y aura moins de gâteau à partager et plus de gens à en manger. Pendant un “certain temps”.
Parce qu’après ce “certain temps”, du gâteau, il n’y aura que les miettes, et des gens pour les manger plus beaucoup. De moins en moins chaque année.
A partir de 2030… 2050 peut-être et “au mieux”, notre humanité, en progression quantitative, telle que nous l’avons toujours connue, deviendra la peau de chagrin du roman de Balzac que l’on sait. Chaque jour, moins de bébés verront la lumière des choses qui s’éteindra pour davantage de vieillards.
Chaque année, il y aura moins d’adultes prêts à travailler, gagnant chaque mois un salaire, qu’ils iront moins dépenser, un salaire et des dépenses qui ne nourriront plus le Produit national brut des nations, en développement ou en désindustrialisation. En “désindustrialisation”… c’est-à-dire les nôtres.
La nôtre ?… La Française… Si l’Europe lui laisse la vie sauve, elle servira à nourrir le tiers du monde. Plus d’Airbus, plus de TGV, plus de voitures, les Chinois ou les Algériens les fabriqueront à notre place. Et si l’Europe nous laisse la vie sauve, ce sera notre agriculture qui nous sauvera. De la famine, de l’inactivité.
Et de l’inutilité.
Rodolphe Clauteaux

Par L'Itinérant
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 13:59

C‘était la “grande réforme”, le “rapport Attali” allait structurer le Quinquennat ! M. Attali, “sherpa de Mitterrand”, était adoubé “conseiller de Sarkozy”. Fabuleux. Et pour l’un, et pour l’autre, l’aubaine.
Deux ans après, où en est-on de ces réformes annoncées dans ce “rapport”, et « dont il ne fallait supprimer aucune mesure ». 316 propositions, ou aucune. C’était “tout” ou “rien”.  Ce sera pas grand-chose. mais déjà trop.
Parce que M. Attali depuis qu’il portait les dossiers de M. Uniondelagauche, est devenu libéral, voire ultra, s’il ne l’était pas déjà. Avant.
- Travailler le dimanche c’est fait. Et c’est pas souvent “volontaire”. Et ce n’est pas seulement dans les “zones touristiques” (« ou thermales ainsi que dans les grandes zones commerciales des agglomérations de Paris, Lille et Marseille…»). C’est à l’Auchan de la banlieue du coin, et les caissières, si elles voyaient peu leurs enfants, grâce à M. Attali, elles ne les voient plus. Sauf quand elles retournent à Pôle Emploi.
- Statut fiscal simplifié pour les entreprises qui réalisent moins de 50000 euros de chiffre d’affaire… Fait. En octobre 2009, elles étaient 263 374 à bénéficier de ce nouveau statut. Mon cordonnier est tout content.
- Assurer la rupture amiable du contrat de travail. Fabuleux. Les patrons et leurs lèches bottes sont heureux. D’après le Ministère concerné, 200000 “ruptures conventionnelles” ont été signées en 2009. Un grand progrès. Souvenons-nous que M. Attali est un “homme de gauche”…
- Restaurer (nous aimons le mot) la liberté (nous aimons le mot) d’installation des acteurs de la distribution, de l’hôtellerie et du cinéma. Ce qui veut dire que les supermarchés vont davantage encore vider nos petites villes de tous commerces. Bravo ! Et que les gros cinémas, façon “Vingt-salles-tout-confort-Dolby-stéréo-1500-places-3D-20-euros-la-séance-HollyBollywood”, vont faire disparaître les petits cinés de province ou de banlieue. Vive les distributeurs ! La loi (LME) qui a donc permis cette “réforme Attali”, « présente un bilan désastreux (…) quant à l’urbanisme commercial (…) et quant au nombre de m2 “ouverts sans autorisation”, des “interrogations subsistent” », selon le “rapport d’étape” parlementaire.
Celles-ci, ces “réformes”, elles sont faites. Appliquées.
Celles-là, les autres, elles sont en voie de. Elles vont.
Et ça va depuis les “professions réglementées”, coiffeurs, pharmaciens, etc., qu’il faut “libéraliser”, au nombre de taxis qu’il faut augmenter pharamineusement, fusionner les avoués et les avocats (ah ?), réduire les délais de paiement des PME par l’Etat… « On pourrait se féliciter d’une réduction moyenne de onze jours des délais de paiement (…) selon les chiffres transmis par le gouvernement », précise le “rapport d’étape” du Parlement… Onze jours pour éviter la phaillite ou les agios kolossaux de sa banke, c’est bien. Mon replombier est recontent. Mais, trêve de blague, y’avait tout de même une réforme importante… « Accueillir plus de travailleurs étrangers… »! Du coup, on a levé les restrictions sur les travailleurs “européens”. Les Roumains, Polonais et autres Bulgares, peuvent désormais vider nos poubelles à la place de “nos” Africains ! Quant à eux, on sait ce qu’Hortefeux en voulait. Et maintenant Besson…
Quant à la réforme du statut du retraité, pas mal à notre avis… elle est encore en gestation. Il s’agissait de permettre au salarié de poursuivre une activité au-delà de l’âge légal de 60 ans. Ce qui était très bon pour les étudiants tardifs qui ont commencé à “travailler” à 30 ans, et qui 43 annuités plus tard ont… 73 ans ! Mais ça aussi, c’est dans les langes.
Quant aux réformes Attali non appliquées, et qui ne risquent pas de l’être… on a un choix. Long.
Entr’autres…
- Réduire de 1% du PIB les dépenses publiques chaque année… Les miyards des banques ont depuis fait s’évanouir cette volonté. La Cour des Comptes estimant que la dette publique sera de 100% du PIB en 2013. On est donc loin des comptes de la Cour.
- Supprimer les départements. Mauvaise pioche, M. Sarkozy, étrangement, est contre.
- Faire travailler les 55-64 ans… On est à 37,8% alors que l’Europe est à 42,5%. Raté.
- Supprimer le “Principe de précaution” de la Constitution. Heureusement, et on se demande encore pourquoi, M. Sarkozy est contre. Ouf ! On a échappé à une autre Maladie de la vache à l’amiante !
- Créer des “class action” à la française, c’est-à-dire permettre des pétitions ayant la force des délibérations du Conseil des Ministre… Fouchu.
- Faire en sorte que tout élève, dès la Sixième, sache lire et écrire et calculer… Vu les suppressions de postes de profs (40000 entre 2008 et 2010), c’est fitu.
- Introduire une “condition de ressources” pour les Allocations familiales… Les riches en touchent autant que les pôvres… Bizarre. Mais c’est non. Normal.
- Etc.
Comme on le voit, le “Rapport Attali”, c’était pas trop bon pour “nous”. Héritage mitterrandien ? En tout cas, c’est étrange qu’il n’ait pas été appliqué dans son intégralité. Komekoa…


Rodolphe Clauteaux

Par L'Itinérant
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